Manque

Texte de Sarah Kane, mise en scène de Bruno Thircuir. Avec Alphonse Atacolodjou, Isabelle Gourgues et Lise Visinand. 

Création en 2005, suivie d’une tournée en France avec 19 représentation, présentées dans un dyptique avec 4.48 psychose. 

En un lieu infini, en un temps indéfini, des personnages qui ne semblent pas se connaître parlent de leur amour, de l’altérité, du mal-être qui les consume. 

A, C et M : les personnages de Manques  de Sarah Kane, semblent n’être qu’un seul corps. 
Notre vie n’est pas une histoire, les histoires n’existent que dans les histoires. Nos vies ressemblent plutôt à une succession d’images. Les images de nos vies n’existent pas, les photographies ne sont pas ces images de la vie. les images ressemblent plutôt à la trace sensible d’un passé imaginaire et d’un futur déjà vécu. C’est cet aller-retour dans le temps que Sarah Kane raconte : la vie comme une supperposition de traces réelles et imaginaires. Cette supperposition des traces de sa vie, croise, coïncide, étrangement avec les traces de notre propre vie. 
La vie de C est le centre de cette succession, cette superposition de traces-images.
C cherche à aimer, cherche à vivre, cherche un homme qui n’existe pas cherche la femme qu’elle va devenir et trouve enfin la femme quelle ne sera jamais. 

Nous devons chacun nous sentir au coeur de cette histoire. ALors pour simplifier, nous dirons que ce texte est porté par plusieurs voix mais émane d’un seul être. 

C, figure la plus incarnée. 
C moi. C toi
C’est une nuit. une nuit sans sommeil. une nuit blanche qui finit en faisant l’amour pour s”endormir enfin.